cirkus_ pinhole (1996)

Réalisée en 1996 à l’aide d’un sténopé fabriqué à la main, cette série explore la photographie dans sa forme la plus élémentaire : une boîte, un trou, de la lumière, du temps.

Les images ont été captées dans divers lieux, sur pellicule Polaroid 55. Par son dispositif rudimentaire et son temps d’exposition étiré sur la surface sensible, le sténopé transforme l’espace en scène flottante. Les corps, les architectures et les traces lumineuses y perdent leur netteté pour devenir présences incertaines, presque spectrales.

cirkus_ pinhole s’inscrit dans une recherche précoce autour de l’image comme empreinte, accident et passage. Avant l’image numérique, avant les algorithmes et les surfaces-écrans, cette série interrogeait déjà ce qui persiste lorsqu’une image se forme lentement, dans l’écart entre apparition et disparition.

Chaque photographie devient ainsi une chambre de mémoire : imparfaite, instable, traversée par le temps.